NaNoWriMo 2019 Winner
Ecriture

NaNoWriMo 2019 Winner, et la suite

Mi-décembre, et je tire le bilan de mon NaNoWriMo 2019.
Je le voulais vraiment, et je l’ai eu, le joli macaron des gagnants. J’ai réussi l’objectif fixé du nombre de mots, 50.000 mots, tapés dans scribook à 95%.
Maintenant, je vais me tourner vers l’objectif suivant, qui sera de rassembler mes projets épars et d’avancer dans mon écriture, désormais en pensant un peu plus qualité.

Je suis aussi dans une période de remise à plat de mes envies et de mes objectifs. Il est donc enfin possible que ce blog voit les couleurs dont il parle dans son titre, et non plus uniquement du vent… J’ai ressorti mes boites d’aquarelle, trouvé un cours en ligne qui m’inspire confiance et courage, ainsi qu’une méthode pour mettre tout ça en place de façon concrète.

Ce que j’ai écrit en novembre

Pendant ces trente jours (enfin, vingt neuf jours, étant donné que je me suis octroyé un congé le trente novembre : j’avais atteint le quota final la veille), j’ai actualisé chaque jour le site officiel avec le nombre affiché sur le site de Scribbook, outil en ligne dans lequel j’avais choisi de taper mes textes cette année. J’avais ainsi la double satisfaction d’avoir deux compteurs pour me féliciter d’avoir atteint le compte pour la journée. Décidément, j’aime les gratifications qu’offre le numérique !
Côté contenu, je suis rapidement partie dans tous les sens. Si les premiers jours, j’ai assez sagement tenu la ligne fixée pendant le NanoPrep en octobre, en établissant des fiches personnages, en détaillant et trouvant quelques bonnes idées pour le tome 2 des aventures de mon pauvre Kouna, j’ai eu assez vite besoin d’aller voir ailleurs. Être à Kourou et l’évocation de cet homonyme de mon regretté matou, c’était assez lourd en fait. J’ai donc décidé d’exhumer un ancien projet, laissé en plan depuis des années. Au passage, j’ai découvert quelques chaines sympas sur Youtube (Thomas Laurent et Histoire Appliquée entre autres).
L’Or du Karakoum était au point mort, et pour cause: à part le premier texte qui m’avait inspiré l’idée de base, je n’avais rien. Je pense que j’ai un bon sujet, mais je n’ai pas encore trouvé la mécanique à mettre dedans. Un récit initiatique pour un jeune archéologue ? Un récit d’aventure pur façon A la poursuite du diamant vert ?… Je ne suis pas encore décidée. J’ai dépoussiéré le projet, en lui créant un fichier Scrivener et en commençant à brainstormer et faire quelques essais de récits. Ecrire ainsi, en mode puzzle, est souvent ma première méthode. Je jette quelques scènes selon l’inspiration du moment sur ce qui pourrait être une trame et je vois si ça me plaît. C’est rarement le cas, et je dois maintenant savoir si c’est mon critique interieur qui est trop intransigeant ou si c’est une façon de me dire que, effectivement, la voie suivie ne mène nulle part. Je suis certainement entre les deux.
Dans la foulée, et à la faveur de la rediffusion des Pirates des Caraïbes à la télé ^^, j’ai également ressorti mon histoire de pirate “historique”, la première sur laquelle j’ai écrit “pour de vrai” et sa petite soeur, une autre histoire de boucaniers, un peu plus noire (là on est plutôt sur l’Île au trésor que sur le Corsaire rouge). La télé a été ma première source d’inspiration quand j’étais ado, après les livres (les classiques, Trois Mousquetaires, Agatha Christie, ce qu’on lisait dans le secondaire dans les années 90 en Belgique – bon, c’est vrai que j’avais rajouté la Guerre de Cent ans de Jean Favier et Les 7 piliers de la sagesse à la liste… Mais c’est l’idée).
J’ai aussi tenu à publier quelques articles sur le blog. J’en ai mis trois, c’est mieux que l’an passé ! Mon but serait de publier deux articles par mois, mais de m’y tenir fermement. Cela va m’obliger à continuer à pratiquer et également à me structurer. J’ai plein de projets et d’envie. Pour passer du rêve à la réalité, au bout d’un moment, il faut se lancer et dépasser sa timidité. Rien de mieux qu’un blog (et une extension calendrier de publication) pour s’obliger à tenir ses engagements.

Comment ai-je écrit

Je me suis fait un plaisir. Je voulais retourner quelques jours aux Îles du Salut avant de repartir de Guyane. Et si possible pour une fois, d’y aller toute seule pour profiter de l’endroit à fond. Le mois du NaNo a donné un attrait supplémentaire à l’excursion. Je suis donc partie avec mon pc dans mon sac à dos et je me suis fait quelques belles séances. Face à la mer, à l’Île du Diable (pauvre Dreyfus, quand on y pense…), une dernière fois sous les tropiques. J’ai fait provision de soleil, de vent, du bruits des ramures des palmiers et du ressac sur les rochers. Pour des histoires de pirates, tiens, pourquoi pas…
Sur l’île, point de wifi… Et finalement, c’était tant mieux. Je suis trop connectée. Cela a des avantages indéniables, mais l’écriture est tout de même un exercice solitaire. L’expérience me l’a rappelé. Écrire toute une après-midi sans aller regarder ce qui se raconte sur le discord, ni mettre le compteur à jour, ni regarder ceci ou celà… Je retrouvais la civilisation le lendemain soir et il m’a semblé que le ciel était plus large en n’étant pas systématiquement en compétition avec la largeur de mon écran de smartphone.
Dix jours plus tard, j’ai encore mis en sourdine ma routine pour vingt quatre (+ quatre) heures de voyage pour revenir en Belgique. J’ai atteint le quota sur mon téléphone, sur les trois heures que j’avais à la gare du Nord, dans le café où j’avais trouvé refuge hors du froid en attendant mon Thalys.
Arrivée à destination, j’ai commencé à partir du 20 à allonger les séances pour rattraper le retard pris et terminé avant le terme imparti. L’appétit vient en mangeant. J’ai écris un peu sur tout. Les projets bien sûr, mais aussi pas mal de notes sur ce que je pourrais faire, des idées d’articles (si je me décide à ouvrir le blog vers d’autres projets ou domaine).
En ayant pris le modèle Nano de Scribbook comme trame, c’est que j’avais un fichier de texte pour chaque jour. Je renommais le fichier selon ce que j’avais écrit (”note sur xx”, “art. blog”, “scène telle ou telle”). J’ai tout sauvegardé également dans les fichiers Scrivener correspondants aux extraits tapés au kilomètre.
Avec les goodies du gagnant, j’ai vu qu’il y avait -50% chez Literature & Latte (l’éditeur de Scrivener). J’ai déjà la licence pour Scrivener, mais j’ai jeté un oeil sur Scapple, outil de mind mapping. C’est une méthode que j’utilise pas mal dans mes carnets, mais peu sur l’ordi. C’était l’occasion de m’y pencher. Bon, j’avoue, c’était vraiment pour la blague : Scapple ne coûte que 19€ ! J’ai finalement surtout utilisé le coupon pour indiquer à L&L que j’apprécie leurs logiciels ! Scrivener est vraiment un outil très complet et professionnel, et également assez abordable, même sans réduction. Si vous aimez écrire, je vous le recommande vraiment. Rien à voir à des prix à la Adobe…
Même si je le trouve très bien aussi, je ne pense pas faire de Scribbook ma plateforme de travail principale. Je vais passer moins de temps dans les transports en commun, et donc moins écrire sur le téléphone. J’utiliserai plutôt Scrivener, pour les histoires longues, ainsi que pour les brouillons d’articles et la gestion du blog (j’y reviendrai). Auparavant, j’écrivais les billets directement dans WordPress, mais depuis la mise en place de Gutenberg, les blocs d’écriture me gênent assez. Je ne me suis pas encore beaucoup penché sur les nouvelles versions et je dois réapprendre à gérer l’interface.
Scrivener est donc mon outil d’écriture principal, avec mes carnets TN. J’ai un insert ligné dans lequel je note au fil des mois, avec un pic d’utilisation en octobre et novembre, idées, brainstorming, projets, etc. J’agrémente les pages de stickers et de surlignage bariolé, pour marquer les bonnes idées et me faire plaisir. Cela aussi, ça stimule la créativité aussi !

Le nouveau site du NaNoWriMo

Évidement, cette année, l’événement c’était aussi le nouveau site du NaNo. Personnellement, je n’ai pas eu de souci à l’utiliser. J’ai un peu cherché les chemins vers les forums pour y chercher des idées et lire quelques échanges ou les liens pour passer d’un profil de participants suivis. En français, il est plus simple de suivre le discord (j’avais comme région France-Elsewhere à la base, et j’ai suivi ces messieurs-dames tout le mois). J’ai moins participé que l’an passé, de peur de me laisser distraire et de ne pas écrire autant que j’aurais voulu. Les word wars sont pourtant un excellent moyen de faire grimper le compteur.
J’aime bien la page statistique, c’est plus joli avec les dessins. Le passage à l’heure d’Europe m’a fait passer en oiseau de nuit au lieu du flamant rose qui me plaisait davantage, mais ce n’est pas très grave. L’essentiel est d’avoir tenu l’objectif cette année, alors que j’aurais pu me dire, bof, je déménage, je laisse couler…

Bordure

Cette année me relance plus que jamais. C’est la cinquième fois que je participe, et j’ai l’impression que c’est maintenant que je commence à apprendre et à savoir comment je peux faire pour avancer.

Auteur

dcedv@outlook.fr
Amatrice de stylos plume, apprentie écrivaine, j'écris pour mon plaisir, pour le mettre sur papier avec de jolis objets, tels que plumes et carnets. J'aime les couleurs également, celle de ma boite d'aquarelle ou celles qui se succèdent au fil des saisons, ici et ailleurs.

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